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inquietange etrangeteL'inquiétante étrangeté

De la clinique à la créactivité

Éditions IN PRESS - 2020

L’inquiétante étrangeté est la plus familière des expressions de la psychopathologie de la vie quotidienne. De la surprise à la dépersonnalisation, elle est une variante de l’angoissant qui surgit lors d’un instant d’incertitude. Mystérieuse épreuve, l’inquiétante étrangeté procède d’une prise directe avec l’inexistence de soi et elle fait vaciller, ne serait-ce qu’un instant, notre rapport au monde.

Ce vacillement identitaire est une expérience psychique qui traverse la cure analytique. Elle est l’écho d’un événement traumatique qui hante le sujet et en cela, l’inquiétante étrangeté est une notion fondamentale qui permet de revisiter la dynamique transférentielle et la clinique psychanalytique.

Ce livre porte un nouvel éclairage sur la clinique de l’adolescence, de la maladie somatique, du trauma et de l’anorexie. Tout en poursuivant le fil freudien les auteurs renouvellent, à partir du champ de la littérature et de l’esthétique, une réflexion sur ce singulier affect que nous avons tous éprouvé, ses implications cliniques et son potentiel créatif.

inquietange etrangeteCliniques d'étrangeté

L'inquiétante étrangeté et lettres en errance

Éditions HERMANN - 2018

Quand l’intime, ce qui est depuis si longtemps familier, se révèle unheimlich, quand le vivant se fige sous les traits de l’inanimé, alors les assises du sujet dans la réalité peuvent vaciller. De la surprise, en passant par la perplexité et jusqu’à la dépersonnalisation, l’inquiétante étrangeté éclaire plusieurs champs de la clinique psychanalytique. Un intime dépôt de langue dans le mot heimlich est à l’origine de son voyage signifiant qui l’amène à coïncider avec son contraire : unheimlich. Le mot est porteur d’une nuance de sens tout à fait spécifique, liée à l’écriture de ce qui évolue à l’intérieur même de la langue sur la crête d’une ambivalence relative à l’origine sexuelle de la trace verbale. Cet ouvrage aborde des expressions cliniques de la psychopathologie des psychoses : l’écholalie, le mutisme aphone, l’akinésie, la paligraphie, etc. De manière parallèle, l’inquiétante étrangeté éclaire la frange infantile du psychisme, en permettant une lecture originale de quelques champs de la psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent, cela précisément à l’endroit où la représentation mnémonique se trouve inapte à absorber l’excès du sexuel libéré par le réveil du souvenir. Au fil de la lecture, l’inquiétante étrangeté se dessine comme un véritable opérateur psychique à l’origine de toutes les créativités.

inquietange etrangeteLa musique barbare de l'hallucination

Éditions HERMANN - 2016

L'hallucination est un phénomène marqueur de la psychose. Elle en est le signe et l'alerte. On oublie bien souvent sa place dans l'oeuvre de Freud et le caractère constitutif qu'il lui donne. C'est à travers des extraits de thérapies d'enfants qu'Angélique Christaki suit l'hallucination à la trace, ainsi que le dépliement du mode hallucinatoire dans la cure analytique et dans le rêve. Souvent délaissée, la question de l'hallucination chez l'enfant est ici enfin traitée avec le sérieux psychopathologique qu'on lui doit. Rêve, traces dans le transfert, remémoration, autant de lieux où l'hallucinatoire peut se jouer, places à revisiter dans le sillage freudien. Ecouter l'hallucination dans son élaboration, c'est aussi entendre la barbarie intime de la langue, dont les nuances phoniques et la musique singulière constituent un craquement qui s'exerce comme une vibration dans le transfert. La parole hallucinée se comprend alors comme l'écho muet du sexuel, et dégage la saveur a-mère des mots de la langue intime, de cette langue maternelle "dé-maternalisée".

Silence(s)

Éditions PRÉTENTAINE - 2018

Silences

Pour David Le Breton, « (…) le silence résonne comme une nostalgie, il appelle le désir d’une écoute sans hâte du bruissement du monde » (1997, p. 11). De quoi est fait ce désir d’écouter le bruissement du monde ? À quoi pourrait bien nous servir ce désir dans nos manières actuelles de l’écouter ? Que reste-t-il du silence dans nos manières de « faire » le monde ? En quoi cette évocation du silence nous permettrait-elle de réfléchir à notre engagement actuel : dans la vie, dans le monde, vers les autres ? Pour tenter de répondre ces questions qui dépassent la seule sphère de l’esthétique de l’art et de la musicologie, nous n’y répondrons pas. Nous tenterons plus exactement de les réactiver. Pour cela, nous évoquerons deux œuvres tissées de silence. La première, 4’33”. Tacet for any instruments (1952) de John Cage était inévitable. La seconde, la Symphonie Monoton-Silence (1947-1961) de Yves Klein l’était moins. Le silence et après ?